Un tyran dictateur à l’Élisée

Le président iranien Rohani invité en France en novembre par Hollande


Le président iranien Hassan Rohani a été invité par son homologue français François Hollande à se rendre en France en novembre, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, en visite en Iran. "Je suis porteur d'une invitation de la part du président de la République française au président iranien à se rendre en France, s'il le veut bien, au mois de novembre", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Si j'avais à résumer en deux termes le sens et l'état d'esprit dans lequel j'accomplis cette visite, je dirais le respect et la relance", a déclaré Laurent Fabius, premier chef de la diplomatie française à se rendre en Iran en 12 ans. "Nous sommes deux grands pays indépendants, la France respecte l'Iran, sa culture, son rôle dans l'histoire (...) et ses souffrances, je pense aux souffrances qui ont été éprouvées pendant la guerre Iran-Irak", entre 1980 et 1988, a-t-il ajouté.

 Premier couac en attendant l'explosion et les attentats

Un déjeuner était prévu à l'Elysée, mi-novembre, entre François Hollande et Hassan Rohani. Mais en raison de la tradition républicaine, la France a refusé de servir un repas halal et sans alcool. Du coup, le repas a été annulé.

Du vin sinon rien. Alors que le président iranien Hassan Rohani est attendu dans les jours à venir en France, un léger incident diplomatique vient de se produire à l'Elysée. En effet, selon les informations obtenues par RTL, le président iranien aurait refusé le déjeuner prévu avec son homologue français pour des questions religieuses. "Un repas était envisagé mais il a capoté", ont indiqué à la radio des sources dans les milieux d’affaires français et iraniens. "Une belle occasion manquée", ont-ils ajouté.

En effet, comme à l’accoutumée lors de ses visites à l'étranger, l’Iran a demandé un menu halal et sans alcool. Mais, la France, de son côté, aurait refusé de s'y plier pour des raisons de traditions républicaines.

"Trop cheap", le petit-déj'

Souhaitant trouver un compromis, l'Elysée aurait alors proposé un petit-déjeuner. Seulement, l'alternative a été à son tour rejetée par les Iraniens, jugeant l’idée d'une collation matinale mesquine. "Trop cheap", aurait ainsi tranché Téhéran.

Résultat, les deux chefs d'Etat s'entretiendront deux heures le 17 novembre, croit savoir RTL. Par ailleurs, le président iranien devrait également voir des chefs d'entreprises français comme PSA, EADS, Accor, Total et Orange ainsi qu'Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie.

Un tel scénario s'était déjà produit ces dernières années. En 2009, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, était en visite officielle en France et le déjeuner à l'Elysée avait déjà dû être annulé à la dernière minute. Ce qui n'avait pas empêché une rencontre avec Nicolas Sarkozy qui s'était, semble-t-il, bien déroulée.

Source : BFMTV