Claude Bartolone organise une réception à l'Assemblée pour décorer son frère

Source : LeFigaro.fr

LE SCAN POLITIQUE - Le restaurateur Renato Bartolone va être décoré de l'ordre national du mérite jeudi par son propre frère, qui organise une réception à l'Assemblée nationale pour l'occasion.

Quatre mois après avoir été nommé chevalier de l'ordre national du mérite, le restaurateur et frère du président de l'Assemblée nationale Renato Bartolone va enfin recevoir sa médaille. Une réception se tiendra jeudi à 18 heures dans les somptueux salons de la présidence du palais Bourbon, indique l'agenda de Claude Bartolone, confirmant une information du Canard enchaîné.
«Je ne veux plus de cette décoration!»

Le patron du Marco Polo a été honoré via le contingent du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour célébrer ses «34 ans de service». Mais la publication de cette information à la veille des élections régionales avait semé le trouble. Claude Bartolone briguait alors la présidence de la région Île-de-France. Le risque d'une polémique avait conduit les frères Bartolone à la prudence.


«Je ne veux plus de cette décoration! Si ça fout le bordel, je n'en veux pas. Moi je n'ai rien demandé», s'insurgeait le 11 février dernier Renato Bartolone auprès du Scan et de quelques quelques convives de son restaurant italien du VIe arrondissement. Claude Bartolone aura semble-t-il réussi à le convaincre de récupérer sa médaille. Les deux frères sont très proches. Renato, «c'est celui qui a réussi dans la famille», confiait Claude Bartolone en septembre.

Si la décoration en elle-même ne choque pas l'opposition, la réception à l'hôtel de Lassay est jugée «dérangeante et désagréable» par le député LR de Paris, Bernard Debré. «Je suis sans voix. Après on va aller pointer du doigt tous les responsables politiques», a-t-il regretté jeudi au micro de RMC. «Il n'a qu'à faire ça chez lui dans son restaurant! Claude Bartolone se croit tout permis et chez lui (à l'Assemblée)», s'est exclamé l'ancien ministre.
Une colère qui n'est toutefois pas partagée par le député LR Daniel Fasquelle: «Cela ne me choque pas dès lors que les frais ne sont pas pris en charge par l'Assemblée nationale. Ça sera à vérifier».

L’incroyable dérive financière de la mairie de Paris

Source : © Capital

Au fil des ans, Bertrand Delanoë est parvenu à se ciseler une réputation de gestionnaire avisé. Pourtant, derrière la façade, les gaspillages s’amoncellent.

Bertrand DelanoeA Paris, les emplois fictifs sont un peu comme les bateaux-mouches?: ils font partie du paysage. Lorsqu’il régnait sur l’Hôtel de Ville, on le sait, Jacques Chirac y appointait discrètement 21 camarades, qui travaillaient en réalité pour le RPR – il vient d’ailleurs de rembourser (avec l’UMP) 2,2 millions d’euros à la mairie, ce qui est la moindre des choses. Eh bien, selon nos informations, Bertrand Delanoë fait mieux encore.

Voilà neuf ans que ce cachottier salarie avec l’argent du contribuable une bonne trentaine de permanents CGT, planqués dans l’une des mutuelles de la ville, la MCVAP. Dans un rapport au vitriol, l’Inspection générale de la capitale chiffre à 1,2 million par an le coût de ce petit cadeau, consenti «sans aucun fondement juridique» à l’organisation de Bernard Thibault. On peut donc estimer que plus de 10 millions d’euros ont été consacrés depuis 2001 à cette œuvre charitable. Cinq fois plus que les frasques de Jacques Chirac.

Ne dramatisons pas?: au regard des 7,4 milliards d’euros du budget annuel de la capitale (à la fois ville et département, Paris est la plus importante collectivité locale de France), cette petite entourloupe ne pèse pas bien lourd. Mais elle suffit à éclairer d’un jour nouveau l’image de transparence et de rigueur qu’était jusqu’à présent parvenu à se polir le premier magistrat socialiste de la Ville lumière. «Si l’argent public est gaspillé, ce sont les plus modestes qui en pâtissent les premiers», aime-t-il à répéter.

A l’entendre, lui, donc, ne gaspille pas?: il gère au plus serré, fait la guerre aux petits-fours, garrotte les dépenses, reste intraitable sur les embauches. Grâce à quoi, en dépit d’un ambitieux programme d’investissements (1,5 milliard par an) et de dépenses sociales généreuses, il serait parvenu à tenir la maison «sans augmenter les impôts» durant sa première mandature (2001-2008). Et en ne les ajustant que «modérément» depuis. Chapeau l’artiste?!
Le problème, c’est que ce discours huilé comme un Vélib’ ne reflète pas la réalité?: en fait de gestion rigoureuse et de modestie budgétaire, Bertrand Delanoë fait chauffer depuis neuf ans les finances de la ville comme jamais dans son histoire. «Jean Tiberi nous a laissé une situation financière tellement exceptionnelle que, pendant des années, nous n’avons eu qu’à nous baisser pour ramasser l’argent», reconnaît un ancien hiérarque en rupture de mairie.
De fait, jusqu’en 2008, la municipalité s’en est sortie en dévorant discrètement une bonne partie des 600 millions d’euros de réserves, en s’endettant massivement (l’ardoise municipale a gonflé de 1 à 2,8 milliards d’euros) et en happant au passage les monstrueuses plus-values des droits de mutation (passés de 350 millions en 2001 à 939 millions en 2008, du fait de l’envol de l’immobilier). Du billard.

© Capital

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La CGT condamnée

Source : lepoint.fr 
C'est une étrange affaire, et ce, depuis le début. Après plus de dix ans d'instruction sur l'un des financements les plus secrets du Parti communiste et de la CGT par le comité d'entreprise d'EDF, un procès s'était finalement tenu en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à la stupéfaction des intéressés eux-mêmes, plus habitués à être amnistiés qu'à être poursuivis. Pendant trois semaines, dans une indifférence quasi générale, volontaire ou soigneusement entretenue, le dossier du juge d'instruction Jean-Marie d'Huy, plus épais qu'une armoire normande, a été largement utilisé pour détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d'activités sociales, qui fait office de comité d'entreprise à EDF.

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La retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40 % de ce qu'elle gagne

Source : Serge Federbusch - Delanopolis

Anne Hidalgo déjà atteinte de sénilité ? La retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40 % de ce qu'elle gagne !



Gênée par les révélations du Delanopolis sur son statut de retraitée de la fonction publique et cumularde d'indemnités d'élue, Anne Hidalgo a joué à la petite modeste et lâché, à l'antenne de RMC le 4 avril : " je gagne 5 000 euros nets par mois pour mes mandats ". Cette bonne blague !


Hidalgo l'ex de Normal premierUtilisant les bonnes vieilles méthodes de Hollande et Delanoë, Hidalgo joue au bonneteau pour que le bon peuple ne s'indigne pas de sa situation réelle de retraitée à un âge où le Français moyen doit encore travailler au moins dix ans.

De quoi Anne Hidalgo est-elle le revenu, comme on dirait dans la littérature de gauche ?

Pour le savoir, rien de tel qu'un peu d'arithmétique. Retrouvons donc la calculette du Delanopolis.

Hidalgo bénéficie d'abord de ses indemnités de conseillère de Paris et première adjointe au maire. Ces deux fonctions lui valent grosso modo le versement de 4 500 euros nets par mois.

Elle est en outre conseillère régionale pour 2 118 euros nets.

Les 5 000 mentionnés par Hidalgo sont donc d'ores et déjà oublieux de près d'un tiers : 6 600 euros réels !

A cela s'ajoute (elle se gardait de le révéler avant que nous en parlions) sa pension de retraitée. Hidalgo avait atteint, au moment de faire valoir ses droits, le grade de directeur du travail avec 29 ans d'ancienneté dans le corps de l'inspection du travail, selon ses propres déclarations. L'indice moyen d'un directeur du travail ayant une telle ancienneté est l'indice 733. Si on lui applique la valeur du point d'indice on obtient un traitement brut annuel de 40 728 euros. Il faut toutefois apporter trois réductions : d'une part parce qu'elle n'a qu'une carrière incomplète de 29 ans, d'autre part parce que sa pension ne porte que sur 75 % du traitement d'activité et enfin parce qu'il y a quelques cotisations, plus faibles ( 6 % environ) toutefois que pour les fonctionnaires en activité. Mais il faut à l'inverse ajouter 10 % de majorations pour ses 3 enfants.

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Quand le PS comparait Sarkozy à Hitler !

Source : lepoint.fr
L'indignation est un sentiment à géométrie variable. La gauche n'a pas de mots assez durs pour dénoncer l'allusion à la Stasi dans la tribune de Nicolas Sarkozy parue vendredi dans Le Figaro. Mais le Parti socialiste oublie qu'en 2011 peu de temps après le discours de Grenoble prononcé par le président d'alors, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) du département de la Vienne avait placardé une affiche qui avait déclenché la polémique !
sarkozy-socLa caricature de Nicolas Sarkozy en Adolf Hitler ne relève pas d'un acte républicain estimable... Le représenter la main droite levée comme s'il exécutait le salut nazi, n'est-ce pas hystériser le débat politique ? N'est-ce pas fouler aux pieds la démocratie et la République ? On attend encore la "condamnation" sans appel des hiérarques du Parti socialiste... Rappelons qu'à l'époque, la première secrétaire du PS Martine Aubry ne s'était pas exprimée publiquement sur ce dérapage alors que l'affiche incriminée portait la marque et l'adresse du Parti socialiste rue de Solférino à Paris...

Le mari de Najat Vallaud-Belkacem bientôt secrétaire général adjoint à l'Elysée

Le mari de Najat Vallaud-Belkacem bientôt secrétaire général adjoint à l'ElyséeSon visage n'est pas encore connu du grand public. Son nom davantage. Boris Vallaud, le mari de la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, va devenir secrétaire général adjoint de l'Elysée. Cet ancien conseiller d'Arnaud Montebourg va désormais œuvrer auprès de François Hollande. 
Son arrivée, annoncée par Libération, nous a été confirmée de façon catégorique par des sources au sein de l'exécutif.

A 38 ans Boris Vallaud connaît une carrière montante dans l'ombre des puissants. Il a d'abord été directeur de cabinet du préfet du Gard, puis secrétaire général de la préfecture des Landes. Collaborateur d'Arnaud Montebourg à la présidence du conseil général de Saône-et-Loire, il l'a suivi lorsque celui-ci a été nommé à Bercy comme ministre du Redressement productif puis de l'Economie. Boris Vallaud était devenu son directeur de cabinet en avril, jusqu'au départ du gouvernement de Montebourg, fin août.

A propos du couple Vallaud-Belkacem, des rumeurs de divorce ont circulé sur les réseaux sociaux. Rumeurs que la ministre de l'Education, qui elle aussi a rapidement gravit les échelons, a récemment démenti.

Au poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée, Boris Vallaud succède à Nicolas Revel, 48 ans qui prend les rênes de la Caisse d'Assurance maladie en remplacement de Frédéric Van Roekeghem, sur propositions des ministres Marisol Touraine (Santé et Affaires sociales) et Michel Sapin (Economie).


LeParisien.fr

Agression sexuelle : il défend sa collègue et se retrouve... au tribunal

Source : leparisien.fr
Il a mis fin à une agression sexuelle présumée. Au passage, il a pris un coup sur le visage. Son tort ? Il a rendu deux fois les coups. Pour son geste, Arnaud ne s'attendait pas à recevoir la Légion d'honneur. Mais il ne s'attendait pas non plus à se retrouver dans un tribunal côté prévenu. Ce grand brun élancé de 37 ans comparaissait hier devant la 10e chambre correctionnelle de Paris pour violences volontaires à l'encontre d'Emeric, 29 ans, ce dernier poursuivi durant la même audience pour l'agression sexuelle.

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D-Day : l'Élysée éloigne Sarkozy du champ de la caméra

Source : Lefigaro.fr

L'ancien président, qui devait être assis juste derrière son successeur, se retrouve finalement plus loin, entre Valéry Giscard d'Estaing et Edith Cresson, selon BFMTV.

Alors que la semaine a été marquée par le retour annoncé de Nicolas Sarkozy, François Hollande semble bien décidé à ne pas se laisser voler la vedette par son prédécesseur lors des commémorations du D-Day. D'autant plus que cette séquence internationale est censée lui redonner un peu de hauteur après ses deux sévères défaites électorales successives. Sans compter qu'entre les deux concurrents de 2012, la rivalité n'est jamais bien loin. Cette fois-ci, le coup est parti du chef de l'État, qui a réservé une petite surprise à son rival en modifiant son placement, selon BFM-TV.

Nicolas Sarkozy, qui devait initialement être assis au côté de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, juste derrière François Hollande, se retrouve dans un autre bloc d'invités, plus loin sur la droite, avec le gouvernement et les anciennes personnalités politiques françaises. S'il conserve VGE pour voisin, il a également à ses côtés l'ex-premier ministre Édith Cresson. Surtout, il sort ainsi du champ de la caméra qui filme François Hollande.

Un temps annoncé absent de ces célébrations pour «incompatibilité d'agenda», Nicolas Sarkozy avait finalement confirmé sa présence mardi. Selon le journaliste du Figaro Charles Jaigu, il devrait même répondre en direct à une ou deux questions sur «la paix» ou le «débarquement» en marge des cérémonies.

Aux écoutes

Source : lepoint.fr

Ayant voté à gauche en 2007 puis, encore, en 2012, je ne suis que plus à l'aise pour dire combien cette affaire d'écoutes judiciaires diligentées, un an durant, contre Nicolas Sarkozy me semble sidérante et, sur le plan des principes, éminemment choquante.

Choquante, déjà, la mise sur écoutes d'un ancien président qui était aussi, de fait, le chef de l'opposition républicaine : en surveillant l'un, on surveillait les autres ; en s'immisçant dans les conversations du premier, on se mettait en position, unique dans les annales, de tout savoir des faits et gestes de ce parti adverse dont la liberté de mouvement est, en démocratie, sacrée ; le Watergate n'était pas loin ; un Watergate sans plombiers et avec juges, mais un Watergate quand même.

Choquant, aussi, le style de ces écoutes - cette stratégie de pêcheur à la ligne où ce n'est pas le soupçon qui motive l'écoute, mais l'écoute qui crée le soupçon et où, même si on ne sait pas bien ce que l'on cherche, on ne doute pas qu'en laissant traîner l'hameçon le temps qu'il faut on finira par trouver quelque chose : cette forme d'écoute aléatoire, ce renversement du classique "Surveiller et punir" en un "Surveiller et prévenir" qui relève de la loi des suspects plus que du droit, ce style d'écoute paresseuse qui dispense de l'enquête à l'ancienne avec recueil et recoupement d'indices autour d'une présomption sérieuse et dûment fondée, est, même pour les grands délinquants, un détournement de procédure et de moyens publics ; que dire alors lorsqu'il s'agit d'un homme d'Etat qui n'a jamais été condamné, que l'on sache, dans la moindre affaire d'emplois fictifs, d'appartement au prix sous-évalué ou de délinquance barbouzarde à la "Rainbow Warrior" ?

Il existait un soupçon, objecte-t-on, et c'était l'affaire Kadhafi. Il existait des indices de financement, par la Libye, de la campagne de 2007 - et c'était, semble-t-il, le motif de cette mise sur écoutes hors normes... Cet argument, pour le coup, est honteux. Car ces indices étaient, en la circonstance, les dires d'une Amazone de Tripoli ; un document dénoncé comme faux tant par son supposé signataire (Moussa Koussa) que par son supposé destinataire (Bachir Saleh) ; et les aveux de ce grand témoin de moralité devant l'Éternel qu'est M. Ziad Takieddine... Et puis, indices pour indices, il en existe un autre qui va dans le sens opposé et qui aurait dû, à tout le moins, faire trembler la main qui a signé l'ordre d'écoutes : le dictateur libyen a eu six mois pour produire les "preuves" qu'avait annoncées l'un de ses fils avant le déclenchement de la guerre ; il avait, à 100 mètres de sa forteresse de Bab al-Azizia, les chaînes de télévision du monde entier qui n'attendaient qu'un mot de lui pour en faire un scoop planétaire ; il avait la possibilité, ce faisant, de disqualifier son ennemi et, en le disqualifiant, d'arrêter instantanément les bombardements qui allaient lui coûter le pouvoir et la vie - or ce mot, il ne l'a jamais prononcé ; or ce scoop, il ne l'a jamais produit...

Honteuse encore la saisie du téléphone professionnel d'un avocat, Me Herzog, dont la confidentialité des échanges avec son client est la base d'une défense équitable et qui est aussi, forcément, l'avocat d'une foule d'autres clients qui se voient pris dans la même nasse et savent désormais que leurs courriers électroniques, leurs messages, leurs éventuelles confessions sont sur la table d'un juge qui, pour être juge, n'en est pas moins homme, avec la part de petites faiblesses, peut-être de curiosités, qui sont le lot de tous les hommes : de quel droit, là aussi ? au nom de quoi cette indiscrétion ? en vertu de quel passe-droit cette effraction dans un espace d'interlocution qui a, comme avec les médecins ou, jadis, les confesseurs, vocation à rester fermé, hors de tout regard, inviolé ? il y a des exceptions, nous dit-on ; ce secret est en effet sacré, sauf si l'avocat en question est lui-même un grand bandit dont des indices graves laissent, à nouveau, soupçonner que, etc. ; eh bien, on attend les indices graves... et les juges responsables de cette mise en suspens sans précédent des droits de la défense ainsi que de cette atteinte, rare, à l'honneur d'un ténor du barreau ont, à mon humble avis, intérêt à se trouver, très vite, une excuse plausible...

Et puis j'allais oublier les arguments de café du commerce du type : "il n'y a qu'un voyou pour se procurer un deuxième portable sous un nom d'emprunt". Eh bien, je comprends, moi, au contraire, que lorsqu'on se sait épié et couché, jusque dans sa vie privée, sur la "table d'anatomie morale" chère à Paul Bourget, je comprends que, lorsque la justice, au lieu de protéger votre droit au secret, est la première à le piétiner, on ait la tentation de se protéger soi-même, et comme on peut. Et quant à la forte sentence signée, hélas, d'un ministre de la République, M. Benoît Hamon, selon laquelle "quand on n'a rien à se reprocher, ce n'est pas grave d'être sur écoutes", elle est non seulement inepte mais ignoble : n'est-ce pas précisément quand on est innocent que cette intrusion des grandes oreilles, un an durant, dans l'espace inviolable de notre intimité est un cauchemar ? et faut-il avoir l'âme basse pour imaginer qu'un homme n'a à cacher que ses forfaits ?

Cette affaire, on l'aura compris, pose la question du droit au secret en démocratie.

Par-delà le cas Sarkozy, elle illustre la terrible passion des maniaques qui sont prêts, au nom de la transparence et de la pureté, à sacrifier ce fondement des droits de l'homme qu'est le droit, pour le sujet, à l'opacité et au mutisme.

Elle dit l'urgence de mettre des limites au désir sans limite, chez l'Autre, d'arraisonner la part d'ombre de chacun.